L’APMO, une nouvelle association pour défendre la maîtrise d’ouvrage

Marché public de travaux

Inaugurée début juillet 2021, l’Association pour la performance de la maîtrise d’ouvrage (APMO) offrira à ses membres maîtres d’ouvrage l’opportunité de créer des liens et favorisera les échanges. Avec trois objectifs : le développement des compétences, le partage d’expertise et la défense des intérêts de la maîtrise d’ouvrage.

Être maître d’ouvrage, cela s’apprend… C’est la conviction de la toute jeune Association pour la performance de la maîtrise d’ouvrage (APMO), inaugurée le 2 juillet, présidée par Cédric Garot, directeur du patrimoine, des achats et de la logistique du CHU de Reims. En réunissant à terme entre cent et cent cinquante membres, maîtres d’ouvrages d’horizons divers (État, collectivités, universités, bailleurs sociaux, entreprises publiques locales, fondations…), l’APMO entend leur apporter toutes les compétences nécessaires pour accomplir les missions de maîtrise d’ouvrage. Avec une ambition : regrouper suffisamment de membres, en privilégiant la cooptation, pour pouvoir partager les expériences et peser dans les débats. Architectes, bureaux d’études, avocats, notaires ou encore contrôleurs techniques ou coordonnateurs SPS pourront également rejoindre l’association.

L’APMO proposera divers débats, échanges, conférences et formations et identifiera des parcours de formation initiale ou continue adaptés. Elle souhaite notamment favoriser le partage d’expertise lors de réunions, manifestations et congrès liés à des thématiques d’actualité aux enjeux importants. L’association souhaite également soutenir les maîtres d’ouvrage en difficulté sur des projets ou des contrats, en particulier par des séances de codéveloppement entre membres pour les aider à trouver des solutions adaptées. Par ailleurs, dans l’optique de défendre les intérêts de la maîtrise d’ouvrage, l’association et ses membres identifieront les évolutions législatives ou réglementaires liées à l’acte de construire nécessaires, afin d’être forces de propositions et de peser dans la rédaction de nouveaux textes.

Quelques personnes physiques (ayant exercé en tant que maîtres d’ouvrage mais qui ne représenteront pas leur structure) constitueront un conseil scientifique, chargé de formuler des avis sur les travaux de l’APMO et de ses commissions. Il pourra, le cas échéant, proposer de créer d’autres commissions sur certains sujets. Dans un premier temps, trois commissions techniques ont été créées. La première concerne la formation et le développement des compétences nécessaires aux maîtres d’ouvrage. La deuxième traitera des objectifs liés à la transition écologique, exprimés par les décideurs politiques ou institutionnels, et identifiera comment les maîtres d’ouvrage pourront les prendre en compte. La troisième, dédiée aux retours d’expériences et au benchmark, analysera certaines opérations sous l’angle du triptyque Qualité-Coût-Délai ; à partir de cas réels français et étrangers, la commission déterminera les facteurs-clefs de réussite grâce auxquels les maîtres d’ouvrage pourront progresser et être plus performants dans leurs missions.

Les commissions devront également effectuer des propositions à soumettre au conseil d’administration.

Martine Courgnaud – Del Ry

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