Retour sur notre web-conférence : si la mobilité inter fonction publique commençait par une formation commune ?

Fonction publique

Organisée par WEKA en partenariat avec la CASDEN Banque populaire le 10 septembre, cette web-conférence prenait tout son sens en pleine période de « transformation de la fonction publique », un texte dans lequel la mobilité est presque érigée en principe. La question d’une culture commune et d’une plus grande porosité entre les trois fonctions publiques se pose en effet avec de plus en plus d’acuité.

Deux intervenants Catherine Latger, Directrice du centre hospitalier Rives de Seine et Vice-présidente du Syndicat des managers publics de santé (SMPS), et Sébastien Lajoux, Directeur général adjoint délégué aux Ressources humaines de l’Université de Lorraine, ont démontré à quel point une formation commune ou du moins partagée serait propice à une plus grande mobilité inter fonction publique, par le développement d’un socle commun de compétences, d’une plus grande connaissance réciproque, ce qui par ailleurs faciliterait les passerelles en diminuant notamment les freins inhérents à des « représentations » tenaces.

Chacun peut en effet observer que les brassages inter fonction publique ne sont pas si fréquents, et en tout cas résultent souvent de démarches individuelles.

Alors comment mettre en place une formation commune structurée pour favoriser les échanges entre les trois fonctions publiques au moment où l’exercice des responsabilités en proximité impose de collaborer de façon toujours plus étroite ?

Des moyens juridiques adaptés mettant en exergue des freins culturels

Aujourd’hui, l’arsenal juridique pour la mobilité est assoupli et globalement adapté depuis la loi de 2009 renforcée par la récente loi de transformation de la fonction publique (détachement, intégration directe, mise à disposition…). En outre les valeurs métiers et compétences mobilisables sont parfois très proches voire identiques. Or la mobilité reste encore peu fréquente, même si elle connaît quelques progrès, malgré les volontés législatives et ministérielles affichées. Ainsi les freins apparaissent avant tout « culturels » et organisationnels comme l’ont indiqué les deux intervenants.

Or les pistes sont nombreuses

Il faut profiter de l’opportunité des interrogations sur les écoles, et des questions soulevées par le rapport Thiriez pour mieux partager nos réalités d’exercice et aller vers un outil au moins partiellement commun. « Nos historiques respectifs sont un atout pour accompagner la nécessaire transformation de l’action publique et nos carrières ne peuvent plus s’inscrire systématiquement dans un seul univers » affirme Catherine Latger. Et c’est dès la formation initiale voire en amont que les interactions entre les métiers de la Haute fonction publique doivent se créer.

Sébastien Lajoux avance l’idée d’un référentiel métiers/compétences unique pour les trois fonctions publiques et met en avant tout l’intérêt du développement d’un réseau professionnel : le partage, l’enrichissement, la découverte sont les meilleurs outils pour combattre les freins liés aux représentations.

Enfin, chacun affirme que la plupart des questions posées doivent se résoudre par « bassin d’emploi » et dans une logique « métiers » avec le simple souci de « vouloir travailler ensemble ».

Hugues Perinel

Une web-conférence à découvrir ou à revisionner en replay.

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