La féminisation des emplois supérieurs de la fonction publique de l’État en bonne voie

Parité

L’objectif légal d’employer au moins 40 % de femmes dans les services de l’État, fixé par le « dispositif des nominations équilibrées » a été atteint pour la première fois en 2020.

Quatre ministères étaient encore soumis au versement d’une contribution financière pour ne pas avoir respecté le seuil minimal de primo-nominations.

En 2020, 42 % de femmes ont été nommées pour la première fois à des postes dirigeants au sein des administrations de l’État, selon la direction générale de l’administration et de la fonction publiques (DGAFP)*. Soit une augmentation de 9 points depuis 2016. C’est ainsi la première fois que l’objectif légal du dispositif des nominations équilibrées (DNE), fixé depuis 2012, est atteint pour les nominations au sein de la fonction publique de l’État (FPE). En vertu du DNE, adopté pour féminiser les emplois de l’encadrement supérieur et des dirigeants des trois versants de la fonction publique, les employeurs publics doivent en effet respecter une proportion minimale de 40 % de personnes de chaque sexe pour les primo-nominations – c’est-à-dire l’ensemble des nominations, à l’exception des renouvellements, dans un même emploi ou des nominations dans un même type d’emploi.

La part des femmes, qui occupent un emploi supérieur, augmente dans quasiment tous les ministères, à l’exception de la Culture, de la Justice et des services du Premier ministre. En hausse de 2 points entre 2019 et 2020, cette proportion atteint désormais 33 %.

Certains départements ministériels ont particulièrement progressé entre 2016 et 2020. C’est le cas de l’Intérieur, où le taux de primo-nominations féminines a augmenté de 12 points, passant de 32 à 44 %, ou encore de l’Éducation nationale, où le taux atteint désormais 40 % contre 30 % en 2016. Quant au ministère de l’Écologie, qui affichait 22 % de primo-nominations féminines en 2016, il en compte aujourd’hui 32 %.

Les employeurs publics qui ne respectent pas l’équilibre des nominations sont assujettis à une pénalité financière de 90 000 euros par unité manquante. Alors que six ministères avaient dû s’en acquitter en 2019, ils n’étaient plus que quatre en 2020. Au total, la contribution de la FPE s’est élevée à 1 170 euros en 2020, contre 2 160 euros l’année précédente.

La DGAFP présente les résultats détaillés pour chaque ministère.

Marie Gasnier

* Source : Chiffres clés du dispositif des nominations équilibrées pour la fonction publique de l’État, DGAFP, édition 2020

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