Menu actualité

Thématiques

À Poissy, le sport sur le temps de travail pour le bien-être des agents

Publié le 30 mai 2022 à 8h46 - par

Depuis 2017, la mairie de Poissy (Yvelines) propose à ses agents de pratiquer une fois par semaine de l’activité physique sur leur temps de travail. Ce programme « Poissy Bien-être » a permis de « réduire l’absentéisme et de renforcer la convivialité », selon Boris Gros, directeur du service jeunesse et sports.

À Poissy, le sport sur le temps de travail pour le bien-être des agents

Pourquoi avez-vous proposé de l’activité physique à vos agents ?

Boris Gros : Fin 2016, nous étions à la fin d’un cycle de réorganisation interne difficile avec des diminutions d’effectifs dues à la baisse des dotations de l’État. Il y avait un sujet récurrent et important d’absentéisme de courte durée. Le maire (l’ancien journaliste sportif Karl Olive) était convaincu que le sport pouvait être un levier important pour améliorer le bien-être des agents.

L’enjeu, c’était d’être sur le temps de travail.

Une fois par semaine, les agents disposent de deux heures (temps de trajet inclus, soit une heure réelle de sport) pour des activités douces et non traumatisantes : natation, aquagym, aqua-jogging, marche, marche nordique, gymnastique d’entretien… Pour éviter le risque d’accidents de travail, on ne pouvait pas proposer du foot ou du self-defense. Ces activités ont lieu dans nos équipements et sont encadrées par nos éducateurs sportifs, eux aussi sur leur temps de travail.

L’agent s’engage sur un cycle de 10 semaines qui se conclut par la venue d’un spécialiste santé, nutrition, sommeil…

Les agents ont-ils adhéré ?

Boris Gros : On s’était organisé pour accueillir 200 agents par trimestre. Environ 70 % de nos effectifs (850 agents) participent à ce programme « Poissy Bien être ».

On a eu des gens complètement novices qui se sont mis au sport, des aquaphobes qui ont appris à nager, des non sportifs qui étaient un peu en surpoids… Des agents, notamment des femmes, n’avaient pas forcément le temps de faire du sport hors travail.

Cela a été aussi très bénéfique en terme de cohésion sociale et de connaissance des collègues : des agents de catégorie A, B et C font des activités ensemble, un directeur de service peut aller marcher avec un jardinier. La communication au travail est plus fluide quand on marche une heure ensemble en forêt que lorsqu’on échange des mails.

Et votre objectif de réduction d’absentéisme ?

Boris Gros : Dès la première année, cela nous a permis d’économiser 750 jours d’absentéisme, soit l’équivalent de trois postes. Cela représente 100 000 euros sur une dépense d’1,5 million d’euros. 40 % de ces économies ont été réinvesties dans l’amélioration des postes de travail (fauteuils, repose pied, écrans plus grands…)

Nous accueillons aussi maintenant les agents du centre hospitalier. Cela a aussi permis à nos éducateurs sportifs d’évoluer en compétences pour qu’ils puissent dispenser des cours de tir à l’arc par exemple. On a inspiré d’autres collectivités locales en France mais aussi en Belgique.

Copyright © AFP : « Tous droits de reproduction et de représentation réservés ». © Agence France-Presse 2022