Les futurs personnels de la Métropole lyonnaise de nouveau mobilisés

Dialogue social

Les agents de la future Métropole lyonnaise sont de nouveau appelés à se mobiliser jeudi 6 novembre par les syndicats du Grand Lyon et du conseil général du Rhône qui dénoncent les conditions du transfert des personnels à la nouvelle collectivité.

Après une journée de grève organisée le 4 juillet, un nouveau préavis a été déposé pour jeudi et un rassemblement est prévu à Lyon devant le futur siège de la Métropole où une réunion sur le « temps de travail » entre les partenaires sociaux est programmé.

Effective au 1er janvier 2015, la mise en place de la future Métropole de Lyon qui doit donner le « la » aux autres projets en gestation, doit s’accompagner du transfert de près de 4 000 agents du département à la nouvelle collectivité qui regroupera au total près de 8 700 agents.

Or deux intersyndicales, l’une du conseil général du Rhône (CFDT, CFTC, CGT et FO), l’autre de la communauté urbaine du Grand Lyon (CFDT, CFTC et CGT) critiquent « une harmonisation vers le bas des conditions de travail, faisant fi des acquis des personnes de chaque collectivité ».

Au cœur des difficultés : la future organisation du temps de travail des personnels de la Métropole qui constitue le principal point d’achoppement des négociations entre les différentes parties.

Les syndicats du département dénoncent par exemple « une perte sèche du nombre de congés mais aussi une perte de souplesse dans l’organisation », selon Agnès Brenaud de la CFDT. « On ne demande pas d’augmentation mais le maintien de ce qu’on avait jusqu’à présent », avance pour sa part, Laurence Margerit, représentante de la CGT au conseil général.

« Les agents n’ont pas demandé la création de la Métropole », déplorent en chœur les intersyndicales des deux collectivités. « Nous sommes en train de discuter avec les organisations syndicales », a commenté lundi 3 novembre le président du Grand Lyon (PS) et futur président de la Métropole, Gérard Collomb, qui devrait s’investir personnellement dans la négociation.

« Là où le bât blesse c’est que les organisations disent : vous prenez ce qu’il y a de mieux dans les deux statuts », a poursuivi le sénateur-maire de Lyon lors d’un point-presse.

Or selon les décomptes du Grand Lyon, cette hypothèse se traduirait par un surcoût de 20 millions d’euros pour la nouvelle collectivité.

Une perspective que semble écarter M. Collomb: « On ne fait pas la mutualisation pour augmenter de 10 % les charges » de personnels.
 

Copyright © AFP : « Tous droits de reproduction et de représentation réservés ». © Agence France-Presse 2014

L'analyse des spécialistes

  • Dispositions transitoires concernant les réunions des organes délibérants des collectivité locales : que dit le projet de loi ? Élus

    Crise sanitaire : prolongement des mesures dérogatoires relatives aux réunions des organes délibérants des collectivités locales

    24/09/20
    Le projet de loi prorogeant le régime transitoire institué à la sortie de l'état d'urgence sanitaire déposé par le gouvernement était initialement muet sur les mesures concernant le fonctionnement des assemblées délibérantes des collectivités et de leurs établissements publics. Le texte de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République1 précise les conditions de tenue des réunions des organes délibérants jusqu'au 1er avril 2021.
  • Pouvoirs des préfets en matière de lutte contre l'artificialisation des sols : que prévoit la circulaire du 24 août 2020 ? Urbanisme

    Pouvoirs des préfets en matière de lutte contre l’artificialisation des sols : que prévoit la circulaire du 24 août 2020 ?

    18/09/20
    La circulaire du 24 août 20201 prise par le Premier ministre rappelle le rôle des préfets en matière d'aménagement commercial dans le cadre de la lutte contre l'artificialisation des sols.
  • Insultes et agressions envers des élus locaux : que prévoit la circulaire “Dupont-Moretti” ? Élus

    Insultes et agressions envers des élus locaux : que prévoit la circulaire “Dupont-Moretti” ?

    11/09/20
    La circulaire relative au traitement judiciaire des infractions commises à l’encontre des personnes investies d’un mandat électif et au renforcement du suivi judiciaire des affaires pénales les concernant, dite « Dupont-Moretti », en date du 7 septembre 2020, renforce les protections des élus locaux dans un contexte où plusieurs maires ont été agressés cet été.
  • Tous les articles juridiques