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Caractère abusif de renouvellement de contrat

Fonction publique

Publiée le 25/09/20 par

Dans un arrêt du 3 juillet 2020, n° 424229, la Haute juridiction apprécie le caractère abusif d’un contrat renouvelé 17 ans.

Il résulte des dispositions de l’article 3 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, que les collectivités territoriales peuvent recruter par contrat à durée déterminée des agents non titulaires, d’une part, au titre des premier et deuxième alinéas de cet article, en vue d’assurer des remplacements momentanés ou d’effectuer des tâches à caractère temporaire ou saisonnier définies à ces alinéas et, d’autre part, au titre des quatrième, cinquième et sixième alinéas du même article, lorsqu’il n’existe pas de cadre d’emplois de fonctionnaires susceptibles d’assurer certaines fonctions, lorsque, pour des emplois de catégorie A, la nature des fonctions ou les besoins des services le justifient. Le recrutement en contrat à durée déterminée des agents non titulaires est également possible lorsque la durée de travail de certains emplois n’excède pas la moitié de celle des agents publics à temps complet. Si ces dispositions offrent ainsi la possibilité à ces collectivités territoriales de recourir, le cas échéant, à une succession de contrats à durée déterminée, elles ne font cependant pas obstacle à ce qu’en cas de renouvellement abusif de tels contrats, l’agent concerné puisse se voir reconnaître un droit à l’indemnisation du préjudice éventuellement subi lors de l’interruption de la relation d’emploi, évalué en fonction des avantages financiers auxquels il aurait pu prétendre en cas de licenciement s’il avait été employé dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée.

 

Texte de référence : Conseil d’État, 3e chambre, 3 juillet 2020, n° 424229, Inédit au recueil Lebon