Stationnement à Paris : près de 5 000 amendes illégales selon la ville

Sécurité

Quelque 5 000 contraventions de stationnement ont été infligées illégalement à Paris par la société Streeteo, qui fait l’objet de multiples critiques et d’une plainte en justice, a indiqué mardi 3 avril au soir la ville de Paris qui s’est engagée à les rembourser.

Le nombre de FPS (forfaits post-stationnement) – le nom officiel des amendes – distribués par des agents non assermentés, et donc illégaux, « est estimé à près de 5 000 », selon un communiqué de la ville publié à l’issue d’une réunion avec les deux entreprises privées – Streeteo (Indigo) et Moovia (Urbis Park) – chargées du contrôle du stationnement depuis le 1er janvier.

Streeteo « nous a fourni des explications », selon la ville qui note que les irrégularités concernent « moins de 1 % des FPS apposés », qu’elle va rembourser. « À la mi-avril, une plateforme permettra à chacun de pouvoir vérifier s’il fait partie des 5 000 qui seront remboursés », selon la mairie de Paris.

La société Streeteo a été montrée du doigt à de multiples reprises depuis le début de l’année après des révélations de contrôles fictifs et d’amendes illégales.

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris pour faux et escroquerie fin mars et la ville a confirmé mardi 3 avril avoir déposé plainte pour faux, usage de faux et escroquerie.

500 000 euros de pénalités lui ont par ailleurs été infligées.

« Nous continuons à suivre très attentivement le travail du prestataire sur le terrain que nous accompagnerons jusqu’à ce que la situation rentre définitivement dans l’ordre », selon la mairie qui réaffirme que la réforme du stationnement « porte ses fruits » en terme de fluidité du stationnement et de respect du paiement des parcmètres.

Dans le cadre de la réforme permise par la loi sur les métropoles, qui a municipalisé à partir du 1er janvier 2018 la gestion du stationnement, l’exécutif parisien avait décidé de confier au privé la gestion des parcmètres et des amendes.

Pour le président du groupe UDI-Modem Éric Azière qui participait à la réunion, « on a eu des explications simplistes, voire difficiles à gober sur des “erreurs de gestion de données” », de la part d’Indigo, a-t-il dit à l’AFP.

Son groupe demande toujours « la résiliation du contrat, le lien de confiance est rompu ».

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