Paris: moins de collaborateurs de cabinet et de directeurs à l'Hôtel de Ville

Fonction publique

Le nombre de collaborateurs de cabinet de la maire de Paris Anne Hidalgo (PS) et de ses adjoints va être sensiblement diminué par rapport à la précédente mandature, de même que le nombre de directions de la ville, a-t-on appris lundi 5 mai auprès du cabinet de la maire.

Une délibération prochainement soumise au vote des conseillers de Paris proposera de faire passer de 40 à 32 le nombre maximal de collaborateurs du maire, a affirmé à l’AFP le directeur de cabinet de Mme Hidalgo, Mathias Vicherat, qui occupait déjà cette fonction auprès de l’ancien maire socialiste Bertrand Delanoë.

Le nombre de collaborateurs des adjoints de la maire passe quant à lui de 130 à 99, a-t-il précisé. Comme elle s’y était engagée, Anne Hidalgo a réduit le nombre d’adjoints de 36 à 21, auxquels se rattachent cinq conseillers délégués. Un effort a également été demandé aux maires d’arrondissement, dont « l’enveloppe collaborateurs » a été réduite de 10 %. Au total, ce resserrement de la masse salariale représente une économie d’au moins 25 millions d’euros sur la mandature, « 25 à 30 millions si on y ajoute la baisse de 10 % des moyens des groupes politiques », a expliqué M. Vicherat.

En outre, le nombre de directions de la ville de Paris passera de 27 à 20, comme le détaillera une communication transmise mardi aux élus. Le rapprochement des directions devrait être effectif à l’été. Dans une deuxième phase, une réduction du nombre de strates hiérarchiques devrait être mise en œuvre. « Au-delà de six ou sept niveaux, on perd en efficacité. Or, dans certaines directions, il y a une dizaine de niveaux », a souligné M. Vicherat. « La création de certaines directions a pu correspondre à des besoins ponctuels. Ainsi la direction des achats a bien fonctionné, et permis d’économiser 45 millions d’euros par an. Elle va désormais être fusionnée avec les finances », a-t-il détaillé.

Cette sobriété de la nouvelle maire de Paris s’inscrit dans le contexte national de réduction des dépenses publiques. Il s’agit aussi pour la ville, confrontée à la volonté de l’État de réduire ses dotations à Paris tout en exigeant de lui un effort plus important en direction des autres collectivités, de montrer qu’elle fait des efforts. « On entre dans un dialogue exigeant avec l’État. On va avoir des baisses de dotation très importantes en même temps qu’une hausse de la péréquation (…) On doit montrer qu’on est vertueux », a souligné M. Vicherat.

Le groupe UMP au Conseil de Paris a « pris acte » dans un communiqué de ces annonces, estimant qu’elles sonnaient « d’abord comme un aveu ». Elles confirment « le bien-fondé du constat formulé durant la campagne par la candidate UMP : non seulement les effectifs de la ville sont trop importants, mais cette surabondance est une source de mauvaise gestion et de démotivation des personnels ».

Le groupe a souhaité que la ville aille plus loin en demandant « la publication des 15 plus hauts salaires de la ville, administration et cabinet compris, et de leur évolution ».
 

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