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France Urbaine avance 12 propositions pour renforcer l’attractivité de la FPT

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France Urbaine apporte sa contribution à la mission sur l’attractivité de la fonction publique territoriale.

France Urbaine avance 12 propositions pour renforcer l'attractivité de la FPT

Pour France Urbaine, l’attractivité de la fonction publique territoriale (FPT) constitue « un défi majeur pour le service public local. » L’association qui regroupe les métropoles, les communautés urbaines, les communautés d’agglomération et les grandes villes a donc décidé d’apporter sa contribution à la mission sur ce sujet lancée fin septembre 2021 par la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Amélie de Montchalin. Cette mission doit rendre son rapport au gouvernement dans le courant du mois de janvier 2022. Selon France Urbaine, tous les employeurs urbains font le constat d’une baisse d’attractivité de la FPT et sont confrontés à des difficultés aigües de recrutement. En outre, les employeurs disposent de leviers « extrêmement contraints » pour répondre aux nouvelles attentes des candidats, ajoute l’association d’élus.

« Sans action résolue et globale sur les déterminants de l’attractivité », France Urbaine pointe donc un « risque de carences critiques pour le service apporté aux usagers et habitants. » Pour prévenir cette situation, l’association formule 12 propositions, qu’elle verse aux travaux de la mission sur l’attractivité de la FPT. Au programme :

  •  Proposition n° 1

Lever les obstacles à la mise en place par les employeurs d’actions de soutien aux agents et nouveaux recrutés en matière de logement, à l’image des dispositifs mobilisés dans le secteur privé (aide à l’installation, « 1 % logement »…).

  • Proposition n° 2

Développer la reconnaissance et l’intégration des profils ayant une qualification ou une expérience reconnue par des dispositifs adaptés (titularisations sans concours ou concours dits « sur titres », facilitation de la VAE…), jusqu’à supprimer le cumul de l’exigence de passer un concours de la fonction publique pour les métiers dont la qualification est déjà sanctionnée par la délivrance d’un diplôme d’État (exemple : infirmières puéricultrices diplômées pour la petite enfance).

  • Proposition n° 3

Renforcer le recours aux dispositifs d’intégration des jeunes (apprentissage, emplois aidés, service civique, PEC…) en en simplifiant l’accès.

  • Proposition n° 4

Engager une revalorisation des rémunérations, avec une attention particulière pour les métiers en tension, en associant les employeurs à l’étude de leur impact budgétaire et en ouvrant une discussion sur les ressources associées.

  • Proposition n° 5

Requalifier des métiers devenus peu attractifs (assistantes maternelles, accompagnement des élèves handicapés, agents d’entretien et ATSEM dans les écoles…) en agissant sur trois leviers :

  • Rendre plus accessibles et massifier les formations (exemple : le BAFA pour les animateurs périscolaires) ;
  • Faire en sorte de compléter les temps partiels et fractionnés afin de garantir un statut moins précaire sur ces métiers ;
  • Redonner à ces métiers une « valeur » par la communication auprès du grand public, au-delà des conditions de rémunération et d’emploi.
  • Proposition n° 6

Poursuivre la levée des freins à une mobilité fluide entre versants.

  • Proposition n° 7

Organiser le rapprochement entre les besoins de recrutement des employeurs et les candidats potentiels porteurs d’un handicap au travers d’initiatives territoriales inter-versants, à l’échelle des bassins d’emploi, voire rassemblant l’intégralité des employeurs, publics comme privés.

  • Proposition n° 8

Mettre en place des dispositifs locaux et inter-versants de reclassement, d’accompagnement et de reconversion des publics fragilisés, à l’échelle des bassins d’emplois.

  • Proposition n° 9

Mettre en place une « rencontre locale de l’emploi territorial » sur un même territoire pour partager les différences entre employeurs territoriaux sur les rémunérations, la PSC…, mais aussi pour mener des campagnes de recrutement communes sur les métiers en tension, plutôt que de se livrer concurrence.

  • Proposition n° 10

Aller encore plus loin dans cette logique de globalisation et de mutualisation en expérimentant la mise en place de véritables agences territoriales chargées de mener des campagnes de recrutement communes entre employeurs territoriaux d’un même bassin d’emploi.

  • Proposition n° 11

Renforcer l’information sur les parcours dans la fonction publique territoriale au sein des universités, dans le secondaire et en lien avec les principaux organes d’accompagnement dans l’emploi.

  • Proposition n° 12

Développer des campagnes de communication (éventuellement à l’échelle nationale) sur les métiers du service public local.

Au-delà de ces propositions, les employeurs urbains en appellent à « la nécessité de faire prévaloir dans le débat public un discours résolument positif et constructif sur la fonction publique territoriale, fondé sur le sens de l’engagement et accompagné d’un consensus renouvelé sur les valeurs du service public », insiste France Urbaine.